Jeudi 17 avril 2008
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18:20
Des années que je l'attendai: un premier voyage en Russie. Pour cette première, Saint Petersburg et Moscou étaient au programme de ce voyage dans la Russie des Tsars et de la Révolution. Je
dis premier car il y en aura forcément un second un jour, mon objectif restant de connaître le fin fond de la Russie...si je survis aux paperasses administratives nécessaires à un voyages
itinérant...
Jeudi 10, Vendredi 11 Avril:
Visa en poche, obtenu par l'intermédiaire d' une agence finlandaise, 2 fois moins cher que les agences suédoises, je rejoins Peter (le slovaque) à la gare routière de Jönköping. Et nous
voilà une nouvelle fois dans un énième Swebus Express direction Stockholm tout d'abord: je commence à bien connaître la route! De là, nous avons prévu de prendre le ferry de nuit direction Turku
(Finlande).
Au terminal de la Viking line, première frayeur quand nous lisons un panneau à l'entrée précisant l'interdiction d'emporter à bord nourriture, boissons et couteaux. Pas franchement envie
d'abandonner mon pique-nique des 2 jours à venir et surtout mon Opinel, compagnon inséparable de mes voyages..Pourtant après ce panneau,aucun contrôle de sécurité. on pousse un ouf de soulagement
et on rejoins la salle d'embarquement. Là, on tombe nez à nez avec des indiens, un palmier et autres baigneurs ou cow-boys, en tout une bonne centaine. On aura l'explication de cette joyeuse
débandade d'étudiants suédois en grande tenue en montant à bord : la thème de la soirée du night club du ferry est "Californie Night".
Ce ferry, c'est une vrai petite ville ou prison dorée flottante selon l'avis de chacun: une bonne dizaine de restos, bars-karaoké, night club, casino, boutiques, garderie pour enfants, amusant à
visiter le temps d'une traversée, l'essentiel étant de ne pas consommer si on veux préserver son portefeuille. Le prix de la traversée pour une cabine sous le pont à voiture , lui, n'est pas
excessif...moins d'une trentaine d'euros.
Départ de Stockholm by night
Le lendemain matin nous voilà en terre finlandaise, à la recherche du bus d'une compagnie russe censé nous mener à Saint Petersburg via Helsinki. Après les 11 heures de ferry, c'est maintenant 9h30
de bus qui nous attendent avec le tant redouté passage de la frontière russe. Dans le bus quelques finlandais que nous recupérons au passage à la gare centrale de Turku mais surtout des russes qui
montent en cours de route à chaque arrêt, vraisemblablement ceux qui rentrent chez eux après une semaine de travail en Finlande.
La frontière approche, sur la droite une file impressionnante de camions attendent d'être contrôlés, et les voitures ne sont pas mieux loties! On descend une première fois du bus pour passer
le contrôle finlandais puis le bus nous emmène 500 mètres plus loin jusqu'au contrôle russe. Là ne pouvant rejoindre sa file en raison d'une queue monumentale de voitures empiétant sur sa voie, il
nous fait tout bonnement une fabuleuse marche arrière, puis entre en sens interdit dans la voie des véhicules quittant la Russie avant de réussir à s'insérer à grand renfort de klaxon dans la voie
réservée aux bus. Là nous quittons une nouvelle fois le bus pour présenter nos visas au contrôle: la préposée nous temponne notre passeport sans un sourire, et nous voilà de l'autre côté.
Bienvenue en Russie!
2 heures plus tard nous entrons enfin dans Saint Petersburg, il est 20h25 heure locale. A peine descendus du bus, on est abordé par un chauffeur de taxi..peine perdue, on a prévu de marcher...on
est là pour ça!! En 30 minutes oà pieds ,on rejoint donc le quartier de Tchernychevskaya où habite Katerina et sa famille, nos hôtes pour 2 nuits. Quittant la rue principale on s'engage sous une
arche débouchant dans une cour sombre et tristounette, entourées d'immeubles marron-rouge début XXème siècle. La nuit commence à peine à tomber. Ayant trouvé notre immeuble, on sonne et la mère de
Katerina nous déverouille la porte. On pénètre dans une entrée qui semble laissée à l'abandon. Katerina nous a conseillé l'ascenseur: expérience exceptionnelle que cette montée au 7ème étage
coincés à 2 entre nos sacs à dos dans ce minuscule ascenseur grinçant.
La mère de Katerina nous accueille avec un grand sourire (le premier que je vois sur un visage russe): et nous fait visiter les lieux. Sa famille vit dans un appartement de 6 pièces, ancien dortoir
de pilotes soviétiques qui lui date de 1937. Notre dortoir à nous ca sera le bureau: Peter choisi l'option couverture par terre et me laisse l'option matelas-mezzanine. Par terre ça m'aurait bien
convenu aussi mais bon...galanterie oblige...!
Notre dortoir
La visite de l'appartement c'est un retour quelques dizaines d'années plus tôt: téléphone à cadran, vieux vélo dans un coin, meubles anciens en bois envahis par quantité de bibelots.
Katerina arrive enfin et nous invite à partager une tasse de thé. Nous sommes à peu près aussi fatigués qu'elle donc la conversation est vite abrégée. Nous nous fixons juste un rendez-vous
pour le lendemain à la gare car les tickets de train que nous avons commandés à une agence russe sur internet ne sont pas arrivés à l'adresse de Katerina. Du coup il va falloir les faire
refaire..et sans quelqu'un parlant russe pour expliquer la chose au guichet, cela relève de l'impossible! Sur ce, le sommeil s'invite: 1,5 jours à ne rien faire ça fatigue plus qu'on ne le
pense!
(
A suivre...)